Au Québec, de nombreux travailleurs étrangers temporaires du secteur agricole peinent à se nourrir adéquatement, révèle une nouvelle étude menée par des professeures de l’Université de Montréal.
Au total, 283 travailleurs migrants temporaires, qui travaillent dans l'agriculture ou dans le secteur de la transformation alimentaire, ont été rencontrés dans le cadre de cette étude, qui visait à dégager un meilleur portrait de leurs conditions de vie.
Écoutez Rosanne Blanchet, nutritionniste et professeure adjointe à l’École de santé publique de l’UdeM, faire le point sur cette réalité jusqu'ici méconnue, vendredi, au micro des animateurs Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez.
«Ce qu'on a trouvé, ce sont des taux d'insécurité alimentaire extrêmement élevés dans les deux secteurs. On parle de 66 % chez les travailleurs migrants qui travaillaient dans l'agriculture, et de 42 % chez ceux qui travaillaient dans la transformation alimentaire. C'est vraiment beaucoup en comparaison de la population générale.»