La présence d'un homme avec des affiches antiavortement qui sillonnent leurs rues depuis des semaines dérange à Sherbrooke.
Le militant antiavortement, Brian Jenkins, est payé aux alentours de 40 000 $ par année pour afficher ses messages.
Il doit faire sentier sa présence de 40 jours dans les rues de Sherbrooke jusqu’au 1er novembre.
Invitée à réagir, Paskale Hamel, directrice générale de SOS Grossesse Estrie, reconnait que sa présence n'est pas illégale.
Elle souligne toutefois l’influence croissante de groupes antiavortement bien financés et met en garde contre leurs messages insidieux visant les femmes vulnérables.
«De mon côté, je trouve que c'est des micro-agressions quand même envers les femmes, envers le personnel qui offre des soins de santé à ces femmes-là qui décident d'interrompre. Et ce monsieur-là, ce n'est pas à lui de décider, là. Donc, moi je trouve qu'il n'a pas sa place, malgré qu'il a le droit malheureusement.»
Mme Hamel rappelle l’importance des organismes pro-choix reconnus (SOS Grossesse Estrie, SOS Grossesse Québec, Grossesse Secours) et la nécessité de défendre les droits acquis des femmes au Québec.