Pour leur financement, des organismes militants ont reçu de l’argent public, soit près de 120 M$ en 2023-24.
On parle notamment de groupes qui ont fait des manifs pro-Palestine, milité contre la loi 21, pour l’accès des demandeurs d’asile aux CPE, etc.
Selon Étienne-Alexandre Beauregard, chercheur à l’Institut Cardus, son étude révèle qu’une forte proportion reçoit plus de 50 % de leur budget de l’État.
M. Beauregard soulève un enjeu démocratique et de neutralité, questionnant la légitimité de financer des groupes de mobilisation sociale avec des fonds publics.
Invité lors de l’émission Que l’Estrie se lève, il suggère de réserver ce financement à la prestation de services directs plutôt qu’au militantisme politique.
«Il y a un devoir de neutralité politique pour l'État, pour les fonctionnaires, qui se met à payer des gens qui vont ensuite lui soumettre des revendications pour changer les lois. Alors que le rôle de l'État, c'est d'appliquer les lois en vigueur. C'est un peu ça la question que je pose aujourd'hui pour dire: “Pourquoi est-ce que ce genre de choses là est admis par l'État?” Parce qu'il y a vraiment un problème démocratique-là.»