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Campement pro-palestinien à l’UdeS

Les manifestants prêts à un long siège

Les manifestants prêts à un long siège
Le campement est situé devant le pavillon multifonctionnel de l'UdeS. / Cogeco Média

Au troisième jour d'occupation devant le pavillon multifonctionnel de l'UdeS, les manifestants sont prêts à un long siège.

Majoritairement des étudiants de l'université, ils demandent à l'institution de révéler ses liens avec Israël.

 Le groupe se dit prêt à rester sur place jusqu'à ce que leurs revendications soient entendues, bien qu'aucune réponse n'ait été reçue de l'administration.

Ils espèrent que leur action contribuera à ébranler le gouvernement canadien et à envoyer un message international pour la paix en Palestine. Selon eux, le Canada est «complice du génocide en Palestine» en raison de ses exportations d’armes vers Israël.  

«La motivation est très élevée. Ça se passe bien, assure Manu Roche-Pilotto, co-porte-parole des manifestants. 

«L'Organisation est en train de devenir de plus en plus claire. C'est sûr qu'au début, on a monté le camp assez vite. Puis là, on est en train de vraiment s'organiser pour que ça devienne un peu une routine et que ce soit plus facile de vivre sur le campement.»

M. Roche-Pilotto estime à une quinzaine le nombre de personnes occupant les lieux.

Des travailleurs, des étudiants de l’UdeS, du Cégep de Sherbrooke et de l’Université Bishop’s s'y retrouvent.  

«Au cours de la journée, ça fluctue beaucoup. Il y a des gens qui partent à leur cours, mais aussi des gens qui viennent nous rejoindre pour discuter», dit-il.

«Donc, je dirais en général entre dix et 30 personnes sur le campement.»

Les tentes de camping sont apparues au cœur du campus lundi, rappelons-le.

Écoutez l’entrevue accordée à Jean-Sébastien Hammal.

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En dialogue avec le groupe

Selon Charles Vincent, directeur général du service de la mobilité, de la sécurité et de la prévention à l'Université de Sherbrooke, la gestion d'un campement pro-palestinien sur le campus se déroule bien depuis le début.

M. Vincent assure que le dialogue avec le groupe demeure constant et bon.

On veille au respect des règles pour assurer la sécurité et la cohabitation harmonieuse. 

Il a mentionné que l'université valorise la liberté d'expression tant que les activités se déroulent dans un cadre sécuritaire et n'entravent pas les opérations universitaires. 

Des préoccupations sur la durée du campement et la participation de non-étudiants ont été exprimées, mais pour l'instant, la situation est gérée pacifiquement.

Lors d’une entrevue lors de l’émission Que l’Estrie se lève mercredi matin, il n’a pas voulu déterminer une date limite pour permettre le campement.

«Nous encadrons les gens pour que ça demeure sécuritaire. La clé, c’est le dialogue», dit-il.

«Ce sont des gens que nous connaissons. Nous sommes habitués d’encadrer des manifestations sur le campus.» 

Si on remarquait des débordements, l’Université de Sherbrooke serait prête à réagir, soutient Charles Vincent.

Écoutez l’entrevue accordée à Jean-Sébastien Hammal.

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Sami Aoun

Invité à commenter, le professeur émérite à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke Sami Aoun souhaite que le mouvement se déroule dans l‘harmonie.

«Il faut espérer que ça soit un signal et que ça puisse ouvrir le débat», intervient M. Aoun.

«Mais il faut que les étudiants fassent preuve de rigueur pour ne pas que le mouvement tombe dans les incivilités. C’est honorable, mais ça doit se faire dans un cadre harmonieux.» 

Concernant la guerre d'Israël contre le Hamas, le spécialiste des questions touchant le Moyen-Orient constate que le gouvernement de Benyamin Netanyahou peine à atteindre ses objectifs. 

Les nouvelles frappes militaires provoquent des déplacements de citoyens palestiniens. Ceux-ci ne savent plus vers où se diriger pour trouver un lieu sécurisé.

Alors que le Hamas semble se réorganiser, on dénote des pertes du côté de l’armée israélienne.

Des attaques ont frappé des convois et des organisations humanitaires, signale Sami Aoun.  

«Dans les sondages, on remarque qu'il y a toujours une volonté pour poursuivre la guerre à Gaza. Mais poursuivre la guerre maintenant ou la déclencher avec une ampleur plus élargie avec le Hezbollah», mentionne-t-il.

«On remarque bien que du côté israélien, il y a cette volonté toujours d’une certaine vengeance du 7 octobre ou quand même une certaine accalmie de leurs propres angoisses existentielles du côté du Hamas.»

Écoutez l’entrevue accordée à Jean-Sébastien Hammal.

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