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Utiliser le 9 M$ de la STS

«On n’a pas de conformation du ministère» - Laure Letarte-Lavoie

«On n’a pas de conformation du ministère» - Laure Letarte-Lavoie
Martin Pelletier / Cogeco Média

Il semble être difficile de se servir de la somme inutilisée de neuf millions $ que la Société de transport de Sherbrooke (STS) a reçue du ministère des Transports du Québec en soutien lors de la pandémie de la COVID-19.

Laure Letarte, conseillère du district Hôtel-Dieu et présidente de la STS, assure vouloir s’en servir, mais l’affaire n’est pas si simple.

«Si tel est le cas, on va être très heureux, mais ça fait des années depuis la pandémie qu'on discute avec le ministère pour récupérer ces sommes-là. On n'a jamais eu de confirmation qu'on pourrait les avoir», a confirmé Mme Letarte-Lavoie invitée au micro du 107,7 Estrie mercredi midi.

«Même s'ils acceptaient de nous les laisser, ça serait à partager avec plusieurs sociétés de transport, donc pas nécessairement toutes à Sherbrooke. Donc, nous, on n'a jamais eu l’information que ça allait être à nous. Donc, tant mieux si c'est ça, mais ce n’est pas l'information qu'on a.»

Le conseil municipal de Sherbrooke a adopté une augmentation de 34$ sur l'immatriculation des véhicules. 

Toutefois, des voix se sont élevées pour réclamer qu’on se serve de cette somme de neuf millions $ au lieu de taxer les automobilistes pour soutenir financièrement le transport en commun, Laure Letarte-Lavoie promet que l'utilisation de cette taxe permettra d’améliorer les services de la STS dès 2025.

Transport à la demande

Christelle Lefevre, conseillère du district de Saint-Élie, a accepté de voter en faveur de cette taxe qui fait tant parler en échange d’un développement du service du transport en commun dans son district, notamment le transport à la demande.

«En échange de mon vote. C'est peut-être beaucoup dire. Oui j'ai mis de la pression. Ma position a été très claire. Dans mon district, il n’y a pratiquement pas de service au niveau du transport en commun. Pour moi, c'était impensable de demander à des gens de payer une taxe pour un service auquel ils n'auront pas accès», a-t-elle souligné.

«J'avais besoin d'aide, qu'on me confirme que la volonté était là et qu'il y avait un véritable engagement que ce soit mis en place parce que le transport à la demande, moi ça fait dix ans que je travaille avec des citoyens pour le demander. Là, je pensais être vraiment proche et puis finalement ça ne marche pas comme je voulais. Donc cette taxe va sans doute le permettre. Alors elle devient acceptable à mes yeux, puis acceptable pour les citoyens des périphéries qui on leur demande un effort. Mais en même temps, il va y avoir quelque chose qui revient.»

Mme Lefevre a proposé d'autres sources de revenus, comme l'immatriculation des vélos et une surtaxe sur les terres agricoles inutilisées pour lutter contre la spéculation. Ces propositions seront examinées lors de l'exercice budgétaire pour l'année 2025.

Écoutez l’entrevue accordée à Martin Pelletier.

À écouter aussi: 

La mairesse Beaudin défend la taxe de 34$ pour financer le transport en commun

Pierre Harvey: «Le 34 $ ne servira pas la cause pour lequel il est ciblé, impossible!»

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