La médiatisation des procès, comme celui de Hockey Canada, peut décourager les victimes de porter plainte et perpétuer des mythes nuisibles, tout en espérant une amélioration grâce aux tribunaux spécialisés.
C’est aussi le cas pour le procès civil de Gilbert Rozon, qui l’oppose à neuf femmes réclamant 14 millions de dollars pour des agressions sexuelles alléguées, note Geneviève Paquette, professeure titulaire au Département de psychoéducation de l’Université de Sherbrooke et chercheuse au Centre de recherche interdisciplinaire sur les problèmes conjugaux et les agressions sexuelles.
L’expert Marc Savard, mandaté par la défense, a dressé le portrait psychologique de Lyne Charlebois, Patricia Tulane et Dany Frenette, soulignant que des antécédents de santé mentale peuvent aggraver les conséquences d’une agression.
«Si on a une condition de santé mentale préexistante et on subit une agression sexuelle, il risque fort que ces problèmes-là s'aggravent. Donc, il y a des liens qu'on peut tisser quand même un peu de cause à effet entre le fait d'avoir un problème de santé mentale puis d'avoir subi une agression sexuelle.»