Au Québec, 22 % des personnes âgées de 16 à 65 ans ont de grandes difficultés à écrire, selon l’enquête OCDE 2022.
Caroline Meunier, coordonnatrice du Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ), réclame une stratégie nationale de lutte à l’analphabétisme.
Elle relie l’analphabétisme à la pauvreté, aux inégalités sociales, à la scolarisation incomplète et à l’immigration.
«On entend souvent que, au Québec, les gens sont scolarisés, que l'école est obligatoire depuis depuis quelques années déjà, mais malheureusement, tout le monde ne sortent pas de l'école avec tous les outils qui leur permettent d'être pleinement alphabétisés et d'être en mesure de jouer tous leurs rôles une fois à l'âge adulte. Et bien sûr, on sait aussi que malheureusement, en vieillissant, on peut perdre aussi quelques compétences si on ne les pratique pas, s’ils ne font pas partie de notre vie au quotidien. Donc oui, plein de défis pour les personnes qui sont aux prises avec des difficultés avec la lecture, avec l'écriture, donc.»
Mme Meunier insiste sur l’impact économique, social et sanitaire, plaidant pour des investissements accrus en éducation, francisation et petite enfance.