«Je comprends l'Office québécois de la langue française de vouloir faire preuve de compréhension.»
Depuis l’entrée en vigueur de la réglementation sur l’affichage en français au Québec, en juin 2025, aucune amende n’a été donnée à des commerçants fautifs.
Étienne-Alexis Boucher, cofondateur de la Société nationale de l’Estrie, souligne la nécessité de protéger le français, mais aussi de laisser une certaine marge de manœuvre aux entreprises.
La réglementation peut laisser une perception de sévérité par les commerçants, notamment face à l’Office québécois de la langue française (OQLF), dit-il.
On doit considérer l’importance de sanctions pour non-conformité, tout en évoquant les défis d’application face à des chaînes comme Best Buy et l’impact sur l’identité québécoise, dit-il, invité sur les ondes du 107,7 Estrie.
«La loi ne demande pas aux entreprises de changer leur raison sociale en leur nom. Le Best Buy, au Québec comme au Canada, comme aux États-Unis, c'est Best Buy. Ce qu'on demande par contre, c'est d'ajouter des éléments de français. Le meilleur exemple, c'est Lunetterie New Look. On n'a jamais demandé à New Look de changer de nom, mais on voulait qu'elle donne un explicatif.»