Une étude sur la violence envers les enseignants dans les écoles estriennes montre une augmentation alarmante de 10 % des cas depuis trois ans.
Selon le Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE-CSQ), les données confirment notamment une augmentation alarmante des événements violents au cours des dernières années.
L’étude, menée en décembre 2025 auprès de 1304 répondants, confirme que la violence est une réalité quotidienne pour une majorité des enseignants.
Plus de la moitié (52 %) des personnes enseignantes disent avoir été victimes de violence de la part d'un élève. C’est une augmentation de 10 % en trois ans, constate le syndicat.
Un quart des enseignants (24%) ne se sentent pas en sécurité à l’école, représentant une augmentation de 9 % par rapport à 2022.
Les enseignants ayant subi de la violence rapportent une moyenne de 11 événements depuis le début de l’année, c’est 5 de plus qu’en 2022. Certains d’entre eux ont subi jusqu’à 21 événements de violence durant cette même période.
De plus, la violence verbale (82 %) et la violence physique (49 %) dominent les incidents les plus récents. Au préscolaire, le pourcentage de violence physique grimpe à 83 %.
Menacés de mort
Invité à réagir, David Raymond, président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie, critique le manque de ressources pour accompagner les élèves, les enseignants et les familles.
«Il y a une dizaine d'années, deux enseignants avaient été menacés de mort de la part des élèves. On leur demandait de retourner en classe deux minutes après. Je ne suis pas sûr que c'était les meilleures conditions pour ces personnes-là.»
Source: Archives Cogeco Média
M. Raymond déplore également la gestion de François Legault, soulignant des compressions budgétaires et la gestion axée sur les résultats en éducation.