François Legault, ancien homme d’affaires et fondateur de la CAQ, a réussi à recentrer l’économie et l’investissement régional au cœur de son action politique.
Il a agi notamment via la réforme d’Investissement Québec, des crédits d’impôt et la collaboration avec les entreprises durant la pandémie.
C’est le constat que fait Véronique Proulx, PDG de la Fédération des chambres de commerce du Québec.
Toutefois, son bilan est mitigé en raison d’un manque de vision adaptée aux particularités régionales, d’une centralisation excessive et d’une gestion insuffisante des enjeux de main-d’œuvre.
Tout cela a freiné la productivité et l’investissement, surtout en dehors des grands centres, affirme Mme Proulx.
«Pour investir, une entreprise veut s'assurer que ça soit dans investir en automatisation, en robotisation, investir pour développer une offre de services dans le secteur des services. On veut s'assurer que dans six mois, un an, deux ans, trois ans, on va avoir la main-d'œuvre nécessaire. Et malheureusement, sur ce point-là, le gouvernement, particulièrement le premier ministre, a vraiment reculé à plusieurs reprises. Ç’a créé beaucoup d'imprévisibilité et beaucoup de frustration sur le terrain parce que ça a nui à nos entreprises, particulièrement celles en région.»
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.