Les vols de données se multiplient.
Certains poussent l’audace jusqu’à contacter leurs victimes pour réclamer plus de donner pour réaliser des fraudes.
Comment récupère-t-on ses affaires lorsqu’on a été piraté par un fraudeur plus que fantasque?
Invité à commenter, Steve Waterhouse, spécialiste en cybersécurité, préconise la prévention.
Il faut tenir pour acquis que nos données ont fuité et prendre les mesures de sécurité en conséquence.
Les autorités ne sont pas assez sévères avec les fraudeurs, ajoute M. Waterhouse, lors de l’émission L’Estrie Aujourd’hui.
Il déplore la fréquence des fraudes d'identité au Canada et le manque de sanctions législatives (loi 25), et la nécessité d'une authentification renforcée.
«Le Canada est la plaque tournante du vol d'identité. Il n'y a pas de conséquence. Il y a un gros manque côté gouvernance, côté législatif qui punit pas suffisamment ceux et celles qui ont commis ces crimes-là.»
Il compare la situation au modèle européen, où des amendes importantes ont poussé les entreprises à mieux protéger les données, alors qu’au Québec, le fardeau de la preuve repose injustement sur les victimes.