«C'est sûrement une page de l'histoire qui se tourne. Hier, même la diaspora iranienne à Toronto s'est rendue devant l'ambassade des États-Unis pour remercier le gouvernement de Donald Trump quand même.»
Amir Aslan Khademi, un Sherbrookois d’origine iranienne, se réjouit de l’attaque israélo-américaine entreprise samedi.
Les bombes ont tué l’ayatollah Ali Khamenei, chef spirituel iranien, ce qui ouvre la porte à un nouveau régime moins oppressif.
«Pendant plus de 40 décennies, les Iraniens ont vécu sous un régime théocratique brutal, des arrestations arbitraires, des opposants emprisonnés, torturés, exécutés.»
Amir Aslan Khademi se souvient de l' effondrement des piliers idéologique et économique du régime depuis 1979.
Il a l’espoir d’une transition démocratique, tout en soulignant les craintes persistantes pour l’avenir de l’Iran et de sa diaspora.
Menace d’armes non conventionnelles
Invité à réagir, Sami Aoun, professeur émérite à l’UdeS, souligne la résilience du régime, la menace d’armes non conventionnelles et l’incertitude sur l’avenir politique de l’Iran.
«Les Iraniens ont pu sauver quelques 400 kilogrammes d'uranium qui pourraient être aussi, une fois exploitées d'une façon ou d'une autre, de produire quelque dix bombes nucléaires.»
Écoutez les entrevues accordées à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.
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