L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) propose d’augmenter les recettes du gouvernement québécois de 3,2 milliards de dollars par an en ajoutant des paliers d’imposition.
On propose de cibler surtout les revenus supérieurs à 250 000 $, dont le taux passerait de 25,75 % à 34 %.
Invité à réagir, Luc Godbout, titulaire de la Chaire de recherche en fiscalité à l’Université de Sherbrooke, souligne que cela porterait le taux combiné Québec-fédéral à 61,5 %.
Il s’agirait d’un record mondial, risquant d’affecter l’attractivité fiscale et le comportement des contribuables.
«Le Québec, avec le gouvernement fédéral qui prélève auprès des Québécois l'impôt sur le revenu, c'est le troisième plus important en proportion de la taille d'une économie. C'est au Québec qu'on observe ça. Donc, on est déjà le troisième des plus grands utilisateurs dans le monde de l'impôt sur le revenu.»
L’idée soulève le débat entre hausse d’impôts et réduction des services publics, dit le spécialiste.