Alors que des candidatures politiques provinciales s'annoncent, des organisations sortent pour faire leurs demandes : c'est le cas de l'Association québécoise des CPE qui est de passage en Estrie sous fond de forte pénurie de main d'oeuvre.
Les intervenantes ont déjà mentionné que la profession souffre d’un manque de valorisation et de reconnaissance et souligne le penchant du gouvernement actuel à vouloir privatiser le réseau, selon sa directrice Geneviève Blanchard.
Un autre enjeu c'est celui des éducatrices spécialisées qualifiées: en ce moment, seule une éducatrice sur trois est qualifiée en Estrie. En 2027, le gouvernement veut ramener le ratio à deux éducatrices qualifiées pour trois éducatrices.
En Estrie, des gestionnaires relatent que le programme Coud, pour former les éducatrices en immersion et conservant un emploi, demande une contribution financière importante des CPE de plusieurs milliers de dollars, en complément au soutien du ministère de la Famille.
Et faute de main d'oeuvre et de relève en région, des gestionnaires se demandent s'ils pourront offrir des vacances à leurs éducatrices, c'est le cas de Debbie Fennety directrice du CPE BC Univers d'Enfants, qui vient d'inaugurer une nouvelle installation à Ascot Corner, il y a quelques jours.
Elle se demande même si la prochaine cohorte du Cégep de Sherbrooke sera complète, faute d'intérêt et de valorisation de la profession.