Le meurtre d’un propriétaire de dépanneur montréalais relance les débats entourant la loi P-38.
L’accusé, Xavier Gellatly, qui présente d'importants troubles psychiatriques, avait déjà été reconnu coupable d’homicide involontaire par le passé.
La loi P-38 permet l’hospitalisation d'une personne contre son gré si elle représente un danger immédiat pour elle-même ou pour autrui.
Dans le cas de Gellatly, une enquête du quotidien La Presse révèle qu’un psychiatre avait tenté de le faire hospitaliser de force en août 2025.
Cette tentative s'est toutefois soldée par un échec en raison de la rigidité des critères d'application de la loi.
Écoutez le docteur Gilles Chamberland, psychiatre à l’Institut Philippe-Pinel, témoigner de la rigidité de la loi P-38, mercredi, à l’émission Le Québec maintenant.
«C'est frustrant parce que des cas comme ceux-là, on en voit beaucoup, puis malheureusement, c'est en rétrospective qu'on s'aperçoit qu'on aurait dû faire quelque chose. C'est malheureux, mais le système est fait comme ça. Ça fait des années qu'on le dénonce.»