De Pascal St-Cyr dans STAT à Henry dans le film Tout est parfait, le comédien Normand D’Amour a l’habitude d’interpréter avec brio des personnages troublés, souvent colériques et tourmentés.
S’il obtient ces rôles, c’est qu’il est «bon pour les faire», estime le comédien au micro de Marie-Ève Tremblay.
Et s’il parvient à si bien les incarner, c’est qu’il sait ce qu’est la colère, lui qui dit avoir composé avec des problèmes de gestion de la colère pendant 30 ans.
Aujourd’hui, il canalise cette énergie dans le jeu.
Écoutez cette longue entrevue de l'animatrice Marie-Eve Tremblay avec le comédien Normand D'Amour, jeudi, à Radio textos.
«J'ai eu des problèmes de colère jadis, puis maintenant, j'ai réussi à régler ça. En même temps, je m'en sers dans mes personnages, s'ils ont à le faire. C'est pour ça que ça va être vrai : j'ai vraiment exorcisé ça en moi. Maintenant, je peux les jouer sans que ça me fasse mal. [...] Je me cognais sur une armoire, j'enlevais l'armoire, je l'arrachais. Tu sais, c'était ça, ça allait jusque-là. Je serais probablement mort d'une crise cardiaque ou quoi que ce soit, mais je me suis sauvé la vie.»
L'artiste se dit préoccupé par l'état de nos jeunes garçons qui vivent beaucoup de colère: «La colère, c'est la peur.»