Trois ans sans convention collective.
Le 1er avril, le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN) a passé cette étape peu appréciée en déployant des actions de visibilité à Montréal, à Québec, à Gatineau et à Percé.
Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, dénonce la dégradation des conditions de travail, la hausse des violences et le manque de personnel.
La situation est galvanisée par les coupes budgétaires imposées par le gouvernement, déplore-t-il.
«Le gouvernement ne voit pas l'évolution de l'emploi dans les dernières années, qui s'est fait à grande vitesse. Justement, on fait face à des criminels d'habitude, des criminels de carrière, des gens qui vont avoir des actes violents de façon continuelle à l'intérieur des murs. On le voit, les altercations avec les agents, les agressions envers les agents. L'intimidation a augmenté de façon exponentielle dans les dernières années.»
M. Lavoie, invité au micro du 107,7 Estrie, pointe des difficultés accrues dans des régions comme la Côte-Nord, l’Abitibi et le Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Il réclame la reconnaissance du métier d’agent correctionnel et des investissements dans les ressources humaines et les infrastructures.