Pour la députée de Sherbrooke, Christine Labrie, un parent jugé violent ne devrait pas avoir droit à la garde de ses enfants.
Elle a déposé à l'Assemblée nationale un projet de loi visant à mieux protéger les enfants et les parents victimes de violence familiale.
Ce projet de loi vise à clarifier qu'on ne peut présumer que l'exercice de l'autorité parentale par les deux parents est toujours dans «le meilleur intérêt de l'enfant», surtout dans un contexte où de la violence familiale a été reconnue.
Mme Labrie dit qu’elle est régulièrement contactée par des victimes de violence conjugale qui ont vu la garde de leurs enfants confiée en tout ou en partie à l’ex-violent.
Même si la session parlementaire est bien avancée et qu'il s'agit de la dernière avant les élections, la députée Labrie a bon espoir que les partis à l’Assemblée nationale ont déjà une ouverture à sa proposition ce qui pourrait faciliter son adoption.
«Même quand les contacts sont sont maintenus avec le avec le parent violent, même si c'est juste partiellement, ça crée des problèmes pour le bien-être de l'enfant. Puis ça figurait même aux recommandations du rapport Rebâtir la confiance de modifier le Code civil pour s'assurer de mieux protéger l'intérêt de l'enfant. Donc, j'ai déposé un projet de loi aujourd'hui pour qu'on modifie enfin le Code civil dans cet objectif-là.»