Est-ce que le motif principal pour le refus de l'installation de caméras de Live Barn dans les arénas de la Ville de Sherbrooke est la Loi sur l'interdiction des subventions municipales ? C'est la question que pose certains intervenants au dossier.
La Loi sur l’interdiction de subventions municipales interdit à une municipalité de « venir en aide, directement ou indirectement, à un établissement commercial ». Dans ce cas, l'entreprise tire des revenus des abonnements des parents.
Philippe Pilon, gestionnaire de communautés pour Live Barn affirme que c'est la première fois, dans un contexte municipal, qu'il est confronté à un tel argument. LiveBarn a présentement plus de 170 caméras installées dans 115 complexes sportifs au Québec et selon lui, jamais une ville auparavant n'a mentionné cette loi ou la potentielle applicabilité de cette loi. Celui qui est en démarche avec Bromont et d'autres villes de l'Abitibi-Témiscamingue questionne ce motif de la ville.
Selon la professeure Danielle Pilette, du département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l'UQAM, le motif le plus plausible est davantage de préserver l'image de la Ville, par rapport au risque de diffusion officielle d'éventuelles violences. Et même potentiellement d'éviter une hausse éventuelle des primes d'assurances. Elle questionne aussi l'encadrement des appels d'offres en cette matière.