Les fluctuations incessantes des prix du carburant ont des impacts importants à la Société de transports de Sherbrooke et chez les écoles de conduite de la région.
En janvier dernier, on apprenait que la Société de transport de Sherbrooke (STS) fait face à des coupes budgétaires qui totalisent 7,6 millions de dollars, étalées sur une période de trois ans. Québec a sabré dans deux programmes mais les discussions se poursuivent à ce sujet.
Si elle bénéficie de prix préférentiels et d'un achat groupé de carburant, l'organisation budgète chaque année selon des prévisions. Initialement, le prix avait été établi à 1,26$ le litre alors que la moyenne est actuellement à 1,45$, un impact défavorable de 190 000$. Si la situation se poursuit, l'impact défavorable projeté est de 575 000$, à la fin de l'année. L'exercice 2025 s'est heureusement complété avec un surplus mais qui fond rapidement.
Quant à l'électrification des transports, la présidente de la STS et conseillère d'Ascot Geneviève La Roche affirme que la flotte comptera bientôt 21 nouveaux autobus sur un objectif de 120. Une trentaine d'autres sont en commande, ce qui propulse la STS comme l'une des sociétés les plus électrifiés au Québec.
Des travaux ont été amorcés au garage mais il faudra une entente entre Québec et Ottawa pour le Fonds pour le transport en commun du Canada pour consolider les activités de la société et financer les augmentations de service projetées.
Quant aux écoles de conduite qui sont aussi durement frappées par la hausse de l'essence, la présidente de l'Association Karen Ferrazanno revient à la charge en demandant au gouvernement de retirer le plafonnement des cours pour les automobilistes: le prix d’un contrat de cours de conduite pour le permis de classe 5 ne peut dépasser 1130 $, en vertu d'une règle stricte.