Une jeune fille de 14 ans, accompagnée de sa mère, s'est vu refuser la prescription de la pilule du lendemain par un pharmacien de Chicoutimi pour des motifs religieux.
Bien que la Charte des droits et libertés permette au personnel de la santé de refuser un soin en raison de ses convictions — à condition de diriger le patient vers une solution de rechange —, l'événement soulève l'indignation et de sérieuses questions sur l'accès aux services de santé essentiels.
Écoutez le Dr Benoit Heppell aborder le tout, mercredi midi, à l'émission de Marie-Eve Tremblay.
Le médecin de famille ne cache pas son malaise face à cette situation. Selon lui, bien que l'objection de conscience soit reconnue pour des actes lourds comme l'aide médicale à mourir ou l'avortement, l'appliquer à la contraception d'urgence est déplorable dans une société laïque.
Il souligne que le rôle du professionnel est avant tout de s'adapter au patient, peu importe ses propres valeurs morales ou religieuses.