La télévision québécoise vit une importante crise de financement.
Producteur d’émissions de télé, Charles Lafortune déplore une baisse de 20 % des budgets en deux ans, chiffres de l’Association québécoise de la production médiatique.
Il en tient responsables la concurrence inégale avec les géants du web (Netflix, Amazon, Meta), l’absence de contribution de ces plateformes au Fonds des médias canadiens (FMC) et l’enjeu de la découvrabilité du contenu francophone.
M. Lafortune note que 56 % des adolescents francophones consomment désormais du contenu uniquement en anglais.
«Si on met nos culottes ou qu'on demande tout simplement ce qui nous est dû, puis je ne pense pas que c'est exagéré comme demande, c'est les gens qui ont le gros bout du bâton.»
La pérennité de la culture québécoise et de la langue française est au cœur du débat, se plaint-il.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.