Un ménage canadien sur trois doit s'endetter pour payer son épicerie, alors que les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 30% depuis cinq ans.
C'est ce qui ressort d'une nouvelle étude de l'Université Dalhousie.
Cette hausse marquée pousse les consommateurs à modifier leurs habitudes d'achat notamment au profit des épiceries de liquidation.
On note aussi des transformations dans les aliments consommés alors que des denrées comme les viandes sont de moins en moins populaires, comme l'explique le directeur du laboratoire des sciences analytiques de l'université Dalhousie, Sylvain Charlebois.
Les banques alimentaires voient une hausse de fréquentation, y compris d’anciens donateurs, tandis que le nombre d’omnivores chute à 55 %, reflétant une adaptation aux prix élevés des viandes et une priorité à l’abordabilité, note le spécialiste.
«Des gens qui donnaient de l'argent aux banques alimentaires ont besoin des banques alimentaires pour survivre. Ce n'est pas drôle, mais c'est vraiment l'érosion de la classe moyenne.»
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