Il y a cinq ans, Régine Laurent déposait son rapport à la suite de la mort de la fillette martyrisée de Granby.
Elle évoquait des failles du système de protection de l’enfance au Québec.
Comme société, serions-nous en mesure d’éviter un tel drame à nouveau?
Invitée à commenter au 107,7 Estrie, Nancy Audet, ex-marraine de la Fondation des jeunes de la DPJ, déplore l’augmentation alarmante des signalements.
Elle remarque la fragilité des services de première ligne, le manque d’investissements financiers et la détresse des intervenants.
«J'aimerais tellement ça dire que je suis convaincue que ça n'arrivera plus. Et puis qu'on a mis en place tout ce qu'il fallait pour prévenir ça. Mais malheureusement, je suis dedans tous les jours, il n'y a pas une journée qui passe sans que je parle à des intervenants, à des familles, à des jeunes. J'ai reçu dans les derniers mois tellement de messages de détresse, de messages troublants, beaucoup d'intervenants qui me disent que la situation est extrêmement préoccupante sur le terrain.»
Mme Audet en appelle à une mobilisation collective pour briser le cycle de violence et mieux protéger les enfants vulnérables.