De nombreux Sherbrookois aux prises avec des vers blancs ont appris qu’ils devront débourser une surtaxe de 50$ imposée par la Ville afin d’obtenir le seul produit qui leur permet de s’en débarrasser.
Emmanuel Morin, propriétaire de Weedman à Sherbrooke et administrateur de l’Association des services horticoles ornementaux du Québec, explique la problématique des vers blancs qui sévissent un peu partout à Sherbrooke.
Il critique la réglementation municipale de Sherbrooke imposant une surtaxe de 50 $ sur les produits efficaces, malgré l’entrée en vigueur du nouveau code québécois de gestion des pesticides.
Celui-ci privilégie une vingtaine de produits à faible risque, explique M. Morin.
Emmanuel Morin déplore le paradoxe entre la lutte provinciale contre les espèces exotiques envahissantes, comme le scarabée japonais, et les obstacles municipaux.
«Ce qui pour nous est un problème, c'est que la majorité des larves de ver blanc se transforment en scarabée japonais qui est une espèce exotique envahissante. Puis sur ce point, le gouvernement est très clair. La lutte aux espèces exotiques envahissantes est une priorité. On comprend mal pourquoi la municipalité freine financièrement le contrôle d'avoir un petit peu à l'encontre de la politique provinciale.»