Le possible 10ᵉ féminicide à survenir au Québec cette année prouve qu’on doit se donner des outils supplémentaires pour prévenir ce genre de meurtre.
Le drame survenu à Gatineau ces derniers jours implique un homme avec des antécédents de violences faites aux femmes.
Invitée à réagir, Julie Dionne, porte-parole du collectif Pas une de plus à Sherbrooke, a rappelé l’importance du projet de loi visant à donner accès au passé criminel des hommes.
Elle critique le manque de conséquences judiciaires, les coupes dans les structures d’aide et l’insuffisance des peines pour les coupables.
«Il va falloir aussi avoir un système judiciaire qui est capable de prendre en charge ces hommes-là puis de faire respecter les conditions auxquelles ils sont soumis. Moi, quand je lis que quelqu'un est à son troisième bris de conditions, je ne comprends pas comment ça peut arriver.»
Enfin, Mme Dionne insiste sur la nécessité d’un système policier et judiciaire plus efficace pour protéger les femmes.