Malgré l’augmentation de l’offre de logements locatifs au Québec, les loyers ne baissent pas.
La hausse des coûts de construction post-Covid et les taux d’intérêt poussent les promoteurs à exiger des loyers plus élevés, constate Maëlle Boulais-Préseault, économiste chez Desjardins.
Les nouvelles unités, souvent trop chères, affichent un taux d’inoccupation élevé, surtout à Montréal et Laval, tandis que des régions comme l’Estrie restent plus abordables, précise-t-elle, invitée lors de l’émission L’Estrie Aujourd’hui.
Mme Boulais-Préseault recommande une collaboration public-privé-communautaire pour construire des logements abordables et améliorer la productivité du secteur.
Pour rendre les loyers plus abordables, on devrait miser sur l'augmentation de la productivité dans l'industrie de la construction en utilisant des techniques comme modulaires, préfabriquées, ajoute-t-elle.
«Ça pourrait permettre un peu de compenser sur l'augmentation des coûts de construction. Mais on pense que la meilleure solution, ça va être vraiment de travailler ensemble, autant le public, le privé que le communautaire pour pouvoir construire directement des logements qui sont abordables dès le début. Il faut attendre que le marché s'équilibre au fur et à mesure qu'on construise juste pour construire.»