Dans sa chronique, Rodolphe Husny commente la renégociation de l’entente Churchill Falls entre Québec et Terre-Neuve.
L'accord historique signé en décembre 2024 est un dossier relancé par les nouveaux gouvernements en place et un récent rapport d'experts terre-neuviens.
Les changements de chefs d'État complexifient la donne. Terre-Neuve pourrait préférer attendre les prochaines élections au Québec plutôt que de négocier avec l'actuelle ministre, Christine Fréchette, d'autant que le Parti québécois avait déjà critiqué les discussions passées. Historiquement, Terre-Neuve a accumulé beaucoup de rancœur face à cette entente jugée défavorable.
Terre-Neuve souhaite désormais garder plus d'électricité ou se connecter directement aux États-Unis sans passer par Hydro-Québec. De plus, l'ingérence potentielle du gouvernement fédéral (évoquée via les déclarations de Mark Carney sur l'interconnexion des réseaux) suscite de l'inquiétude, Ottawa n'ayant traditionnellement pas à s'immiscer dans la gestion hydroélectrique provinciale.