À Ottawa, un comité a proposé d’interdire l’aide médicale à mourir pour les personnes souffrant de troubles mentaux.
Le Bloc québécois s’y oppose fermement, souhaitant qu’on poursuive les études à ce sujet.
Invitée à réagir, Christine Normandin, députée bloquiste de Saint-Jean, critique la décision du gouvernement fédéral et du comité parlementaire.
Il s’agit d’un virage social à droite des libéraux, influencé par des lobbys religieux, dit-elle.
«Pendant que le fédéral ferme ça à clé, il vient mettre le fardeau sur les malades de se battre pour obtenir éventuellement un droit à l'aide médicale à mourir. Il leur impose d'aller eux-mêmes à la Cour suprême, avec le temps que ça prend, les ressources monétaires que ça prend, en plus de leur souffrance à cause de la maladie.»
Mme Normandin plaide pour la collecte de données et l’élargissement réfléchi du dossier, déplorant que la fermeture du débat impose aux malades le fardeau de recourir à la Cour suprême, au détriment des plus vulnérables et de l’évolution sociétale.