Des chauffeurs d'autobus de la Société de transport de Sherbrooke contestent fortement la gestion passée de l'organisation et se demandent même si elle pourra réembaucher 22 chauffeurs mis à pied temporairement.
Parmi les dizaines de chauffeurs présents mercredi à l'assemblée générale, certains compléteront leur dernière journée de travail vendredi, fait remarquer Maxime Leroux, président du SCFP 3434.
Les mises à pied des 22 chauffeurs seront définitives à moins d’un «miracle à l'hôtel de ville».
«On parle de mise à pied temporaire, mais on nous dit que ça n'arrivera pas avant janvier, si la Ville décide de ne pas investir encore plus dans les sommes pour rattraper les pertes qu'on a eues dans les dernières années.»
La présidente de la STS Geneviève La Roche avait expliqué que l'organisation a appris en janvier dernier la perte de 7,6 M$ en subventions provinciales.
Deux facteurs ont fragilisé l'organisation: la flambée du prix du carburant et la perte d'une subvention provinciale, cette fois de 500 000 $.
Invité au 107,7 Estrie, Maxime Leroux a invité la Ville de Sherbrooke et les gouvernements à investir davantage pour éviter des coupures de services et soutenir le transport collectif local.