Des enseignants ont quitté la profession en Estrie dans les derniers mois en raison des conditions de travail difficiles.
Selon David Raymond, président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie, la lourdeur de la tâche, l'intégration des élèves en difficulté et la violence sont en cause,
Des dizaines d’enseignants auraient décidé de changer de travail. Toutefois, M. Raymond apporte un bémol à cette affirmation.
«On a plusieurs recherches qui démontrent qu'on perd 20 % de nos enseignants dans les cinq premières années. Le 20 % de nos jeunes enseignants, ça représente un nombre supérieur à 65 pour nos trois centres de services. Donc, ce que je comprends, c'est que c'est 65 personnes qui ont fait une démarche officielle de remplir une lettre pour démissionner de façon officielle. On n'a pas les données sur des gens qui décident de prendre une pause, d'aller travailler ailleurs et finalement décident de ne pas revenir à l'enseignement. C'est des données que nous n'avons pas.»
Il souligne que l’augmentation de salaire ne résout pas entièrement la pénurie et que Sherbrooke reste au-dessus de la moyenne provinciale en assurance salaire,
David Raymond souhaite des mesures comme l’aide aux enseignants et la réduction ciblée du nombre d’élèves par classe.