Le Collectif des citoyens du Quartier des tisserands de Magog demande aux candidats de la campagne électorale de se prononcer sur l'avenir de l'immense complexe Difco, qui pourrait bientôt passer sous le pic des démolisseurs.
Une dizaine de ses membres et des étudiants de l'Université de Montréal ont manifesté sur les lieux lundi matin pour réclamer la sauvegarde de trois bâtiments qu'ils qualifient de patrimoniaux.
La porte-parole du Collectif, Louise Gagné, remet en question les termes de la vente du terrain, les autorisations pour la démolition et l'attitude du ministère de la Culture.
Le Groupe Custeau a acquis le terrain pour y construire des commerces et des logements.
Invitée sur les ondes du 107,7 Estrie, Mme Gagner explique les termes de l'opposition à la démolition de l’ancienne usine Difco, en raison de la valeur patrimoniale de trois bâtiments historiques.
Malgré la revitalisation du secteur, incluant l’arrivée de l’épicerie Maxi, les citoyens contestent l’autorisation de démolition accordée par la Ville de Magog et demandent l’intervention du ministère de la Culture et des candidats aux élections d’octobre pour protéger le patrimoine industriel local.
«Les bâtiments sont toujours debout. Alors, on continue à alerter tout le monde, y compris les candidats à l'élection du mois d'octobre, parce qu'ils représentent des partis politiques dans chaque ville. Pour le parti qui sera élu, il devra, par le ministère de la Culture, exercer sa vigilance.»