Il n’est pas rare que deux policières patrouillent ensemble la nuit.
Deux policières du Service de police de Sherbrooke (SPS) ont été hospitalisées après une intervention de routine vendredi matin. Elles auraient été attaquées par Jason Flautre, 33 ans, qui a tenté de voler leur arme de service.
Invité à commenter lors de l’émission Que l’Estrie se lève, l’ex-policier Roger Ferland, enseignant dans le programme Techniques policières du Collège Garneau, a mentionné que l’attrait du métier pour les femmes est en hausse.
«La seule chose par contre, il faut être conscient qu'on n'embauche pas une demi-police. On embauche un policier complet. Alors, les techniques sont avancées, les façons de faire, d'intervenir sont-là. On enseigne aux policiers beaucoup d'autres façons, des fois de prendre position, barricade, se donner un temps, une distance pour intervenir, intervenir en équipe, parce qu'on veut toujours finir en position gagnant, car c'est dans les arrestations comme ça.»
Rappelons qu’une femme de 25 ans a également été arrêtée en lien avec cette affaire. L’événement survenu à 4h du matin a impliqué un individu non respectueux de son couvre-feu.
Cela a soulevé des questions sur les protocoles d'intervention policière.
Roger Ferland a discuté des défis auxquels les policiers sont confrontés lors de telles interventions.
Écoutez l’entrevue accordée à l'animatrice Anne Préfontaine.
Joint à ce sujet, Éric Beaudoin, président de l’Association des policiers et des policières de la Ville de Sherbrooke, a déploré cette situation.
«Il est de plus en plus fréquent que les policiers se fassent agresser, et cela est inacceptable. Les agressions, bien qu’elles soient une possibilité dans notre métier, ne sont pas normales et affectent les policiers», s'insurge-t-il.
«Nos policiers à Sherbrooke sont très bien formés et brillent par leur professionnalisme. La direction fait beaucoup d’efforts pour soutenir les agents et le syndicat fait de même. Ils auront le soutien adéquat, que ce soit physique ou psychologique. Ce qui est vraiment idéal en ce moment, c’est qu’autant la direction que le syndicat travaillent au bien-être des membres, ce que vous nous souhaitons bien sûr conserver. Nous allons continuer d’encourager nos membres à desservir les citoyens et les protéger. C’est notre vocation!»