La consommation excessive d'alcool chez les 18-29 ans est un enjeu prioritaire chez plusieurs organisations de santé publique canadiennes et d'importants travaux sont faits sur le sujets à l'Université de Sherbrooke.
Dans une vaste enquête canadienne de 2015 à 2019, la professeure Martine Shareck (Chaire de recherche du Canada : Équité en santé urbaine et les jeunes) a appris qu'environ 30 % des jeunes adultes se sont livrés à une forte consommation épisodique d’alcool mensuelle de 2015 à 2019. Et le statut socioéconomique des familles serait en cause.
Le fait de se situer dans le quintile de revenu le plus élevé a été associé de façon significative à une augmentation de la probabilité
relative de forte consommation épisodique d’alcool mensuelle.
On entend par consommation excessive d’alcool une consommation en une même occasion d’au moins cinq verres d’alcool chez les hommes et d’au moins quatre verres d’alcool chez les femmes une fois par mois sur une période de 12 mois.
Plusieurs orrganismes comme la Fondation Jean Lapointe et Educalcool sont à repositionner leur message pour cibler cette clientèle plus vulnérables. Educalcool vise notamment les associations étudiantes universitaires et collégiales dans ses stratégies.
Certaines plaident pour de l'affichage plus strict sur les bouteilles d'alcool des conséquences de la consommation d'alcool sur la santé. Au Québec, la Société des alcools veut élargir son offre sur les tablettes des épiceries et dépanneurs. D’ici l’été, la société d’État compte ouvrir 92 étalages dans des commerces urbains qui offriront entre 30 et 40 produits.