Des manifestations ont lieu ce samedi dans plusieurs villes du Québec pour dénoncer l'abolition du Programme de l’expérience québécoise.
Depuis sa fermeture sans préavis en novembre dernier, des milliers de travailleurs et de diplômés étrangers qui résident au Québec depuis plusieurs années se retrouvent sans solution concrète pour obtenir un statut permanent.
Malgré le manque d’appui et les demandes insistantes de la communauté d’affaires, des maires partout dans la province et du milieu éducatif, le ministre Jean-François Roberge ne veut pas revenir sur sa décision et envoie les demandeurs vers un nouveau programme.
Cette nouvelle voie permet au Québec de sélectionner les immigrants avec des critères plus précis, mais sans donner aucune garantie aux travailleurs et diplômés qu’ils obtiendront un jour une réponse positive.
Écoutez le chroniqueur politique Frédéric Bérard revenir sur le sujet, samedi, au micro de Jean-François Baril.
Il dénonce les impacts que ces changements ont sur la réputation du Québec à l’international, notamment en Europe.
«Imagine-toi, la réputation qu'on est en train de se faire à travers le monde. À travers le monde, jexagère un peu, mais mettons en Occident, surtout en Europe, il y a plusieurs politiciens français et médias français qui disent bien : ‘‘Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi vous faites ça ?’’[...] Donc tu vois, on a cassé le contrat moral qui nous liait avec ces gens-là.»