Les employés de l’entreprise Nordia/NQX de Sherbrooke ont reçu une mauvaise nouvelle cette semaine.
77 téléphonistes de l'entreprise de télécommunications ont perdu leur emploi dans les dernières heures.
L'annonce fait suite à la décision de Bell Canada de mettre fin à son entente avec le centre d'appels.
Selon le président du syndicat, plusieurs œuvraient depuis longtemps pour l’entreprise et ils se trouvent à un âge où le reclassement est difficile
Le hic, c'est que la décision de Bell a été prise peu de temps après que le syndicat ait déposé un grief contre la surveillance des employés par l’intelligence artificielle.
La CSN plaide que le métier de téléphoniste est délocalisable partout dans le monde et craint que des agents soient carrément remplacés par l’intelligence artificielle.
Des employés âgés de 50-60 ans
Selon Jean-Michel Brière, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Nord (CSN), les employés sont souvent âgés de 50-60 ans avec 15 à 25 ans d’expérience.
Ils font face à des difficultés de requalification, aggravées par l’automatisation et l’intelligence artificielle imposée par Bell, qui surveille et sanctionne les agents via des robots, rendant le travail plus stressant et intrusif.
«Des personnes de 30, 50, 60 ans, peut-être plus 40, qui ont une vingtaine d'années d'expérience dans ce centre d'appel à Sherbrooke. Beaucoup de ces gens, ça fait très longtemps que je travaille à Sherbrooke, ça fait 20 ans. Moi, je suis un petit nouveau. C'est environ huit ans que je suis là, mais il y a beaucoup de personnes de 15, 20, 25 ans qui travaillent là.»