Près de 25 % des Québécois affirment ne pas avoir eu accès à des soins de santé au cours de la dernière année selon un sondage Léger pour le regroupement intersyndical en santé. Que peut faire le gouvernement pour améliorer l'accès en Estrie et limiter les listes d'attente?
Le sondage Léger a été fait pour le compte de l'APTS, de la CSN, de la FIQ, le SCFP en plein cœur des négos sur la loi 2 sur la rémunération des médecins auprès de 1200 Québécois, en novembre dernier.
15% des répondants disent avoir recu des soins trop tard ce qui a aggravé leur état et 56% des répondants trouvent que l'accès au réeau est pire qu'il y a cinq ans. Dans la majorité des cas, les usagers affirment cependant avoir eu de bons services lorsqu'ils ont eu accès aux ressources.
L'APTS, la CSN et la FIQ Cantons-de-l'Est déplorent l'arrivée de Santé Québec, qui éloigne des centres décisionnels et des intervenants directement sur le terrain.
Danny Roulx de l'APTS Estrie rappelle les listes de plus en plus en plus importantes en santé mentale et pour les jeunes touchés par le trouble du spectre de l'autisme. Selon lui, le gouvernement gagnerait à accroître le rôle des CLSC et de la première ligne, pour la prise en charge de ces clientèles. Il plaide aussi pour un "bouclier budgétaire", qui protégerait le réseau de coupures de financement drastiques, qui tiendrait compte des besoins populationnels, des besoins cliniques et de l'inflation.
Stéphanie Goulet du Syndicat FIQ des Cantons-de-l'Est se questionne sur l'autonomie des infirmières et sur l'impossibilité de créer des cliniques indépendantes d'infirmières praticiennes spécialisées pour désengorger le système, qui ne sont pas rattachées aux médecins. Francois Perron de la FSS-CSN craint de son côté les dérives de la privatisation sur le volume de chirurgies offerts au public.