Si Bernard Drainville, candidat à la chefferie de la CAQ, a sorti des gros mots pour critiquer la Cour suprême du Canada qui a tranché en faveur des demandeurs d'asile pour l'accès aux CPE, plusieurs se réjouissent de la décision du plus haut tribunal au pays.
Cynthia Pothier, présidente du Syndicat des travailleuses en CPE de l’Estrie, a salué la décision.
Selon elle, le vrai problème réside dans le manque de places et d’éducatrices, non dans l’immigration.
«C'est quand même une bataille pour les femmes aussi qu'on remarque à ce niveau-là. Ça a été vraiment nommé aussi par la juge de la Cour suprême de dire que de renoncer, d'exclure les demandeurs d'asile, c'est de laisser des femmes à la maison et qui n'auront pas accès au travail, car souvent ça va être les femmes qui vont rester à la maison pour s'occuper des enfants.»
Vendredi dernier, la Cour suprême du Canada a ainsi infligé une défaite au gouvernement du Québec et à la CAQ après huit ans de bataille juridique, rappelons-le.
Par la suite, M. Drainville a exprimé sa colère, car la décision va à l’encontre de parents qui attendent une place en garderie et qui payent de l'impôt.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.