Le gouvernement fédéral prolonge d’un an les permis de travail des travailleurs étrangers temporaires au Québec, un épineux dossier qui soulève plusieurs réactions dans les entreprises.
Ottawa veut faciliter leur transition vers la résidence permanente, explique Marianne Dandurand, députée libérale de Compton-Stanstead.
Deux mesures principales sont annoncées : la prolongation des permis pendant l’analyse des demandes de résidence permanente et l’augmentation du seuil de travailleurs à bas salaires de 10 % à 15 % pour les entreprises rurales, à la demande de Québec, avec une clause grand-père pour les entreprises déjà au-dessus du seuil, dit-elle.
«On donne un an pour que Québec puisse réaliser la transition, donc les gens pourront faire une demande pour devenir résidents permanents. Et puis ceux qui seront qualifiés, leur permis de travail va être prolongé pour une période d'un an jusqu'à concurrence du 31 décembre 2027.»
«Un petit peu d'oxygène»
Invitée à réagir, Annick Boulanger, vice-présidente chez Groupe Cabico, se réjouit de l’annonce, mais avertit que «la guerre n’est pas terminée».
«Ça nous donne un petit peu d'oxygène, disons. C'est un sursis qu'on nous donne d'un an pour conserver nos travailleurs étrangers un petit peu plus longtemps, pour leur permettre aussi de faire certaines démarches, pour ceux qui répondront aux critères d'obtenir une résidence permanente. Donc oui, c'est sûr que c'est pas la la nouvelle ultime qu'on attendait, mais on le prend quand même avec grand plaisir aujourd'hui.»
Rappelons qu’en février le manufacturier de Coaticook avait été contraint de se préparer au départ d’environ 50 de ses 75 travailleurs étrangers temporaires dans la prochaine année.