L'Estrie est parmi les régions qui comptent les routes les plus dégradées, selon des documents obtenus par Louis Lacroix, journaliste de Cogeco média, sur le bilan de l'état des chaussées.
À l'échelle nationale, 51 % du réseau est en mauvais état, alors que le déficit de maintien d'actifs passe de 24,5 milliards $ en 2024 à 31 milliards $ cette année.
L'indice d'état médian pour l'Estrie est de D, sous le seuil d'acceptabilité avec une dégradation avancée alors que 54 % des artères en déficit de maintien d'actifs.
De ce nombre, 45 % des routes sont en très mauvais état et 16 % en mauvais état,
Pour le reste, 38% sont considérées en bon état.
Pour remettre à neuf le réseau routier québécois, le document précise qu'il faudrait un investissement massif de 163 milliards $ et au moins 1,5 milliard $ en Estrie.
Un fonds de 25 milliards
Invité à commenter, Jacques Demers, président de la Fédération québécoise des municipalités, propose un fonds de 25 milliards $ sur 25 ans, financé par une taxe de 100 $ par ménage, pour l’eau potable, les égouts et la voirie municipale.
Pour sa part, Simon Bourassa, du CAA-Québec, mentionne que l’impact des mauvaises routes se fait sentir sur les automobilistes, avec une hausse des crevaisons.
Il recommande des péages pour les nouvelles infrastructures, tout en critiquant le manque d’entretien systématique.
Écoutez les entrevues accordées à l’animateur Steve Roy.