L’état des infrastructures municipales est tel que des drames pourraient se produire.
Selon le commentateur Stéphane Gendron, il ne faudrait pas se surprendre d’assister à des décès par affaissement de structures routières ou par empoisonnement par l’eau non potable.
M. Gendron réagissait ainsi au commentaire de la mairesse de Sherbrooke, Marie-Claude Bibeau, qui critiquait sur nos ondes la réduction du financement des infrastructures municipales par le gouvernement du Québec (de 7 % à 4 % en huit ans) et l’imposition de normes coûteuses.
Le déficit des infrastructures municipales atteint 45 à 50 milliards de dollars, avec 50 % des routes jugées dangereuses, et les coûts d’équipement, ajoute Stéphane Gendron.
Il donne l’exemple d’un camion-échelle pour les services d’incendie qui atteint les 2,5 millions $.
La CAQ a provoqué un développement désordonné et les municipalités réclament plus d’autonomie et de ressources face à la crise, dit-il.
«La CAQ est arrivée, tout a stagné. Le coût du bitume a explosé, tout se détériore. Il va avoir des malheurs dans les prochaines années au Québec. Il va y avoir des infrastructures qui vont tuer du monde.»
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.