Le système partisan québécois a subi plusieurs évolutions, marqué notamment par la montée de la CAQ de François Legault et la fin du bipartisme PQ-PLQ.
On a vu monter l’émergence de nouveaux enjeux comme l’immigration et la laïcité.
C’est ce genre de dossiers qu’a scrutés Jean-François Daoust, professeur à l’Université de Sherbrooke et coauteur du livre Une décennie de turbulences électorales au Québec, 2012 à 2022.
Il a été écrit avec Richard Nadeau, Éric Bélanger et Ruth Dassonville.
«C'est essentiellement un demi-siècle d'alternance, PQ-PLQ. Et donc c'est un système partisan qu'on appelle en science politique un système partisan très solide, avec deux camps qui alternaient de pouvoir. Il y a eu une première cassure avant même 2018. C'est la première fois où on y va avec un gouvernement autonomiste, celui de la CAQ.»
M. Daoust souligne l’affaiblissement du clivage souverainiste-fédéraliste et l’importance croissante de partis tiers comme Québec solidaire et le Parti conservateur du Québec.