Selon un sondage, 46 % des procureurs de la Couronne doivent accepter des peines moindres par manque de ressources.
Pour Guillaume Michaud, président de l’Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales, le sous-financement du système de justice québécois, les coupes budgétaires et la diminution du nombre de procureurs sont en cause.
La situation entraîne une surcharge de travail pour les procureurs aux poursuites. Elle affecte en plus la confiance du public envers le système judiciaire et la capacité à rencontrer les victimes, déplore M. Michaud, invité au micro du 107,7 Estrie.
«C'est un peu le résultat des efforts qu'on met sur le système de justice, puis des financements qu'on lui donne. On lui donne peu d'importance. Je vous dirais qu'aujourd'hui, à tous et à tous les jours, j'aimerais mieux qu'on parle plus des 50 procureurs qui manquent que des 50 buts de Cole Caufield…»
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.