Des organismes communautaires et syndicats dénoncent le virage vers le privé en santé et des mauvais choix politiques qui compromettent l'accessibilité depuis les 30 dernières années.
En Estrie, depuis hier, des affiches d’avertissement ont fait leur apparition dans plusieurs municipalités et aux abords de routes achalandées. Plusieurs actions de visibilité sont organisées au 4 coins du Québec cette semaine.
Avec l'avénement de Santé Québec, du dossier de santé numérique et de la privatisation de certains services, le Regroupement des organismes communautaires de l'Estrie et l'APTS estiment que le gouvernement fait fausse route et doit rectifier le tir.
Pour appuyer leurs revendications, ils se basent sur un récent sondage Léger: 69% des Québécois s'opposent à devoir payer pour des soins, 68% disent que Santé Québec est une structure lourde et inefficace.
Le même sondage montre que 72 % n’ont pas confiance envers les compagnies étrangères pour gérer les systèmes informatiques du réseau, alors que l’État est actuellement dépendant de cinq géants américains du numérique.
Finalement,15% des Québécois affirment que leur état de santé s'est aggravé faute d'accès.