Même si la SPA de l'Estrie traite en moyenne 300 dossiers de chiens dangereux par année depuis 5 ans, des voix s'élèvent pour qu'une formation canine obligatoire soit offerte aux propriétaires et gardiens, compte tenu de leur imprévisibilité et du nombre de chiens au tournant de la pandémie.
Au Québec, l'encadrement des chiens dangereux repose sur un règlement provincial qui impose des normes minimales, complétées par les règlements municipaux.
Malgré tout, le nombre de cas rapportés de chiens agressifs a augmenté de 41 % en 2025 par rapport à 2021 à Montréal.
En Estrie, 83 dossiers de chiens dangereux ont été ouverts depuis le début de 2026 selon la SPA Estrie mais on remarque une certaine stabilité dans les chiffres depuis 5 ans: de 316 dossiers en 2021, il y a eu 386 dossiers en 2024 et 317 en 2025. La SPA Estrie attribue ces statistiques à une forte présence en prévention sur le terrain.
Victime d'une sauvage agression de chien à Potton, Dominique Alain pense qu'une formation aux nouveaux propriétaires serait nécessaire, comme c'est le cas dans d'autres juridictions. La jurisprudence joue aussi en faveur des victimes: dans son cas, Alan Barnes et la Municipalité de Potton ont été condamnés à lui verser près de 460 000 $ au civil.
Finalement, le spécialiste canin Alain Chiochi (qui évalue et réhabilite les chiens) estime que ces chiffres ne sont que la pointe de l'iceberg, puisque dans plusieurs cas, il y a un arrangement à l'amiable ou que les gens règlent hors-cour. Il incite les propriétaires à acquérir des compétences comportementales sur les chiens et à ne jamais hésiter à les faire évaluer pour éviter de graves incidents