Le gouvernement fédéral veut permettre d'invalider les décisions de Santé Canada concernant les pesticides, soulevant des enjeux de sécurité alimentaire et de réglementation.
Ottawa veut pouvoir réautoriser des pesticides interdits avec son projet de loi C-30.
Invité à commenter, Emmanuel Morin, propriétaire de Weedman de Sherbrooke, souligne la complexité des réglementations entre le fédéral, le Québec (code de gestion des pesticides depuis 2025), et les municipalités comme Sherbrooke.
Certains produits sont interdits sans justification scientifique, déplore-t-il.
«Depuis 2025, le code de gestion des pesticides au Québec, dans ce cas le ministère de l'Environnement, a pris les molécules dont Santé Canada a fait les études scientifiques ainsi que l'agriculture au Canada. Puis, ils en ont prescrit une soixantaine. Ils ne sont pas plus sévères, c'est juste qu'ils ont, on va dire, rajouter une couche de sécurité supplémentaire sur les tests pour les produits au niveau environnement et sur la santé humaine.»
Des insecticides non admis par Santé Canada sont vendus sur Marketplace, posant des risques pour la santé et l’environnement, renchérit-il.