La réouverture pour deux ans du Programme l'expérience québécoise (PEQ) est une victoire en demi-teinte, selon Sabrina Kouider Philippon, infirmière française qui travaille au CIUSSS de l’Estrie - CHUS.
Le PEQ avait été fermé en novembre 2025 afin d’être remplacé par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ).
Celle qui est aussi vice-présidente du collectif Le Québec c'est nous a déposé sa candidature au nouveau programme en février et elle attend son certificat.
Beaucoup d'étudiants étrangers ne seraient pas considérés pour l'instant par le retour du PEQ et le cycle électoral amène beaucoup d'incertitudes.
«En fait, il y a encore des milliers de personnes qui demeurent dans l'incertitude et qui n'ont aucune garantie qu'elles vont pouvoir déposer leur demande de certificat de sélection du Québec. Donc, il y a une partie de la population qui est soulagée, mais demeure beaucoup d'incertitude quant à notre avenir au Québec.»
Mercredi, François Bonnardel, ministre et député de Granby, a annoncé le retour du PEQ pour deux ans, mais seulement pour ceux ayant deux ans d’expérience au 19 novembre 2025.
Mme Kouider Philippon mentionne que des milliers de personnes restent exclues, notamment les étudiants et nouveaux diplômés.
Le programme PSTQ fonctionne sur invitation, sans garantie.
La réputation du Québec est affectée, surtout auprès des universités et étudiants internationaux, déplore l’intervenante.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Marc Toussaint.