Le nombre de nouveaux cas de VIH à l'échelle nationale préoccupe l'organisme en prévention IRIS Estrie.
Et les hétérosexuels et les femmes sont de plus en plus représentés dans les statistiques en Estrie, déplore Charlène Aubé, directrice générale de l'organisme IRIS Estrie.
Selon l'Institut national de santé publique, le nombre de cas de VIH a atteint un sommet inégalé depuis 20 ans au Québec et les jeunes se protègeraient moins que jadis.
Et plusieurs personnes ignorent l'existence de la PrEP (prophylaxie pré-exposition), un traitement médicamenteux sur ordonnance pris par des personnes séronégatives pour prévenir l'infection par le VIH.
«Ce qui est étonnant depuis quelques années, c'est le nombre de diagnostics qui sont dus à des contacts hétérosexuels. C'est vraiment un phénomène qui est nouveau et assez impressionnant. Là, on a 53 % des premiers diagnostics cette année qui sont dus à des contacts hétérosexuels.»
Charlène Aubé déplore l’impact du rattrapage post-pandémie, la banalisation du VIH chez les jeunes et le manque d’éducation sexuelle (obligatoire seulement depuis 2018), ainsi que l’accès limité au dépistage (jusqu’à trois mois d’attente en Estrie).