À l’approche des élections québécoises, François Blais, professeur titulaire au département des sciences politiques à l’Université Laval remet en question notre mode de scrutin.
Seul le candidat ayant obtenu le plus de voix est élu. Tous les votes accordés aux autres candidats n’ont droit à aucune représentation à l’Assemblée nationale, argumente l’ancien ministre libéral.
Notre mode de scrutin uninominal majoritaire du Québec engendre de nombreux «votes perdus» et une représentation parlementaire peu fidèle aux préférences réelles.
«Lors des élections de 2022, il y a plus de la moitié des votes qui n'ont pas contribué à faire élire un député. Oui, et là, vous considérez vraiment que c'est cette fois-ci avec les élections du 5 octobre prochain? Le problème pourrait être encore plus sérieux-là.»
Il propose des alternatives comme le scrutin proportionnel modéré ou préférentiel pour réduire le vote stratégique et améliorer l'inclusivité,
M. Blais note que la réforme est difficile à cause du conflit d’intérêts des élus, qui hésitent à changer un système dont ils bénéficient.