La Fédération de l’UPA-Estrie se donne la mission d’intervenir auprès de la MRC de Coaticook afin de réclamer une révision des distances séparatrices prévues au règlement de contrôle intérimaire encadrant le développement éolien.
Les producteurs souhaitent notamment que l’encadrement tienne davantage compte des bâtiments d’élevage, des lignes de lot et de la capacité future des entreprises agricoles à développer leurs installations.
Au 107,7 Estrie, Michel Brien, président de l’UPA Estrie, étale les préoccupations des agriculteurs concernant les distances minimales (750 mètres) entre éoliennes, bâtiments d’élevage et résidences, en raison des risques de tension parasite et de contamination de l’eau.
«Au niveau tension parasite, c'est un genre de petit courant faible qui fait en sorte que les animaux sont sensibles à ça lorsqu'ils s'abreuvent, que ce soit des vaches ou que ce soit des poulets. Si chaque fois qu'ils prennent une gorgée d'eau, ils ont un petit choc, mais ils vont boire moins, donc produire moins.»
Il évoque aussi les impacts sur le développement agricole et la compensation proposée par Énergir.